Les 10 pays qui attirent le plus de retraités

Couple de retraités français profitant d'une terrasse en bord de mer au Portugal

Sommaire

Chargement du sommaire…

Temps de lecture estimé : 7 minutes

Points clés à retenir

  • Le Portugal arrive en tête grâce à sa proximité et son coût réduit de 15 %
  • La Thaïlande divise le budget par deux mais impose l’éloignement
  • L’Île Maurice offre la meilleure sécurité du classement
  • Vérifier soins, sécurité et fiscalité avant tout départ
  • Tester le pays sur place plusieurs semaines avant de s’installer

Pourquoi de plus en plus de retraités français partent à l’étranger

Les 10 pays qui attirent le plus de retraités en 2026 ont un point commun : ils permettent de vivre avec 15 % à 50 % de budget en moins qu’en France, selon l’étude Retraite sans Frontières publiée cette année. Dans mon expérience de consultant, ce chiffre revient dans presque toutes les conversations avec des futurs expatriés.

Le vrai sujet, c’est pas la technique, c’est l’arbitrage entre pouvoir d’achat et proximité familiale. Une pension qui couvre à peine un loyer parisien devient confortable à Lisbonne ou à Chiang Mai. On va pas se mentir : l’inflation des dernières années a accéléré des départs qui, il y a dix ans, restaient un fantasme de fin de carrière.

Deux profils bien distincts

Il y a d’un côté les petits budgets, qui cherchent avant tout à faire durer une pension modeste, et de l’autre les retraités aisés, qui veulent surtout du climat et de la qualité de vie sans se ruiner. Les deux profils ne visent pas les mêmes pays, et confondre les deux mène à des choix ratés.

En 2025-2026, la tendance se déplace doucement vers l’Asie du Sud-Est et certains pays d’Afrique francophone, alors que l’Europe du Sud reste la valeur refuge pour ceux qui veulent rester à deux heures d’avion de leurs petits-enfants.

Retraite à l'étranger : les critères clés : Coût de la vie, Climat, Soins, Sécurité, Accessibilité France

Comment est construit le classement des pays attractifs pour les retraités

L’étude Retraite sans Frontières repose sur 176 candidats à l’expatriation et sur les retours de retraités déjà installés. Ce n’est pas un sondage d’opinion abstrait, ce sont des gens qui ont vécu la transition, avec ses bonnes surprises et ses déconvenues.

La pondération retenue donne 20 % au coût de la vie, 15 % au climat, 10 % aux soins, 10 % à la sécurité et 10 % à l’accessibilité depuis la France. Ce que personne ne dit (et qui change tout) : ces critères pèsent différemment selon l’âge et l’état de santé du candidat au départ.

La limite du classement, je la vois tous les jours : un pays peut être numéro un sur le papier et rester un mauvais choix pour telle ou telle situation personnelle. Un score global ne remplace jamais une visite sur place.

Top 10 des pays qui attirent le plus de retraités en 2026

Voici le classement 2026, avec pour chaque pays l’argument qui revient le plus souvent chez les expatriés que j’ai interrogés.

RangPaysAtout principal
1PortugalProximité, coût de la vie, infrastructures
2EspagneSoleil, gastronomie, proximité culturelle
3GrèceFiscalité avantageuse, climat, patrimoine
4ThaïlandeCoût très bas, soins, éloignement
5Île MauriceSécurité, climat, budget plus élevé
6MarocFrancophonie, coût, vigilance sécurité
7TunisieCoût, gastronomie, francophonie
8SénégalClimat, francophonie, soins limités
9VietnamPouvoir d’achat, infrastructures en progrès
10Bali (Indonésie)Cadre de vie, coût, éloignement

Le Portugal en tête, sans surprise

Le Portugal affiche un coût de la vie inférieur d’environ 15 % à celui de la France, pour un vol de seulement deux heures. C’est exactement le compromis que recherchent la majorité des candidats à l’expatriation que je croise : moins cher, mais toujours proche.

Pour visualiser ce que ça donne au quotidien, cette vidéo de Lisbob détaille dix bonnes raisons de prendre sa retraite au Portugal.

La Thaïlande, le choix du pouvoir d’achat

À l’opposé du spectre géographique, la Thaïlande propose un coût de la vie environ 50 % moins élevé qu’en France. Le revers, c’est la distance : ce n’est pas un pays où l’on rentre pour un week-end.

Budgets et coût de la vie : ce que change l’expatriation

Dans mon expérience, la question du budget est celle qui revient en premier, et souvent avec des attentes irréalistes. Le budget mensuel typique d’un retraité expatrié tourne entre 1 400 et 2 000 € par mois, selon la zone et le style de vie.

Certains témoignages évoquent des budgets « confortables » autour de 800 € par mois pour une retraite basique au soleil. Ce chiffre existe, mais il correspond à un mode de vie très local, sans les à-côtés qu’un Français s’autorise en général.

Logement, alimentation, loisirs

En Europe du Sud, le logement reste le poste le plus lourd, même réduit de 15 à 30 % par rapport à la France. En Asie du Sud-Est et en Afrique francophone, c’est souvent l’alimentation et les loisirs qui tirent le budget vers le bas, avec des loyers déjà très accessibles.

J’ai testé, j’ai raté, voilà ce qui fonctionne vraiment : ne jamais se fier au budget théorique d’un forum d’expatriés sans le confronter à son propre style de vie sur place, pendant au moins un mois complet.

Santé, sécurité et administratif : les 3 points de vigilance avant de partir

Le coût de la vie fait rêver, mais trois sujets méritent une vraie vigilance avant de signer un bail à l’étranger.

L’accès aux soins

La qualité et le prix des soins varient énormément d’un pays à l’autre du classement. Le Vietnam offre un coût de la vie encore plus bas que Bali, avec un meilleur accès aux soins et des infrastructures en progrès rapide. C’est souvent l’argument qui fait pencher la balance pour les profils prudents attirés par l’Asie.

La sécurité, un critère très inégal

L’Île Maurice arrive en tête sur ce point précis dans le classement Retraite sans Frontières, ce qui explique son attractivité malgré un budget plus élevé. À l’inverse, certaines zones du Maroc et de la Tunisie demandent une vigilance réelle, même si le reste du pays reste accueillant.

Avant de signer quoi que ce soit, je conseille toujours de passer par une assurance santé complémentaire dédiée aux expatriés, même dans un pays réputé sûr.

Fiscalité et administratif

La Grèce se distingue par une fiscalité très favorable pour les pensions françaises, ce qui en fait un choix pertinent pour les retraités aisés soucieux d’optimiser leurs revenus. Le visa, la résidence fiscale et la couverture maladie doivent être vérifiés pays par pays, bien avant le déménagement.

Quels pays choisir selon son profil de retraité ?

Pour les petits budgets, l’Asie du Sud-Est et certains pays d’Afrique du Nord ou de l’Ouest restent les options les plus rationnelles. Le Maroc et la Tunisie ajoutent un vrai confort : leur population est en grande partie francophone, ce qui facilite l’intégration au quotidien.

Pour ceux qui veulent rester proches de leur famille, l’Europe du Sud s’impose presque naturellement, avec le Portugal, l’Espagne et la Grèce en tête. Ce sont des vols courts, des fuseaux horaires identiques, et une administration plus proche des standards français.

Le bon sens entrepreneurial, c’est souvent aller à contre-courant : les retraités aventuriers gagnent à regarder au-delà du top 10, quand les retraités prudents ont tout intérêt à rester sur les valeurs sûres du classement.

Alternatives au top 10 : d’autres destinations sous-estimées

Certains pays d’Europe de l’Est et d’Amérique latine offrent un compromis intéressant, sans figurer dans le classement principal. Ce sont souvent des destinations moins médiatisées, mais avec une communauté d’expatriés déjà bien installée.

Il vaut mieux éviter un pays du top 10 quand le profil ne correspond pas à ses points forts : la Thaïlande, par exemple, ne convient pas à un retraité qui a besoin de rentrer voir ses petits-enfants tous les deux mois.

Certains combinent les deux mondes, avec six mois dans un pays du top 10 et six mois en France. Cette formule demande une vraie anticipation de la résidence fiscale et de la logistique, sous peine de mauvaises surprises administratives.

Checklist avant de se lancer dans une retraite à l’étranger

Quand j’étais en train de scaler ma boîte, j’ai appris qu’aucune décision majeure ne se prend sans test préalable. Le même principe s’applique ici : tester le pays sur place, idéalement pendant plusieurs semaines, avant d’engager quoi que ce soit.

La simulation de budget doit intégrer le logement, la santé et les loisirs réels, pas une moyenne théorique trouvée en ligne. Vérifier son assurance santé et sa couverture en cas d’hospitalisation reste une étape non négociable, quel que soit le pays visé.

La fiscalité, la succession et le rapatriement éventuel se préparent avant le départ, pas une fois sur place. Garder un lien administratif et bancaire avec la France simplifie énormément les démarches, même pour ceux qui n’envisagent aucun retour.

Ces articles pourraient aussi vous intéresser